10 octobre 2008
Éloge du doute
Difficile de tenir un blogue de spiritualité quand on ressent davantage en soi la sécheresse que la plénitude.
Suis-je oubliée sur un coin de terre ?
Ou peut-être ai-je du mal à faire silence. En moi, autour de moi, happée par les bruits du monde.
Une lecture qui m'aide à ce jour.
"Ce que nous voudrions, ce sont des preuves. Des preuves de l'existence de Dieu. Des preuves que nous avons raison d'y croire. Nous n'en trouverons pas. Ni dans l'art, ni dans quoi que ce soit. (...)
Nous sommes condamnés au doute. Condamnés ? Voués serait un mot plus juste. Bénis peut-être en ce sens que nul qui pense n'échappe au doute."
Dominique Ponnau "La Beauté pour sacerdoce".
à Dominique qui m'accompagne et m'encourage sur ce chemin ardu.
Commentaires
Quand le doute est salutaire...
Et dans la veine des lectures aidantes :
" Et voilà qu'un beau jour, de façon souvent imperceptible au départ, la manière de prier se transforme. La personne éprouve de la difficulté à méditer, à discourir, elle entre dans une certaine sécheresse, et se sent plutôt inclinée à rester là devant le Seigneur sans rien faire ni rien dire, sans rien penser de spécial, mais dans une sorte d'attitude paisible d'attention globale et aimante à Dieu. Cette attention amoureuse, qui procède du cœur plus que de l'intelligence, est d'ailleurs quasi imperceptible. Elle peut devenir plus forte par la suite, une sorte d'inflammation d'amour, mais en général au début elle est presque insensible. Et si l'âme cherche à faire autre chose, à reprendre une prière plus "active", elle n'y arrive pas, elle aura presque toujours tendance à retourner à cet état que nous avons décrit. Mais elle aura parfois des scrupules, car elle a l'impression de ne plus rien faire, alors qu'auparavant elle faisait quelque chose.
Quand l'âme se trouve dans cet état, eh bien il faut tout simplement qu'elle y reste, sans s'inquiéter et sans s'agiter ni remuer. Dieu veut alors l'introduire dans une oraison plus profonde, et c'est une très grande grâce..." etc.
[ Jacques Philippe : "Du Temps pour Dieu" ; ed. des Béatitudes (pp. 53/54) ]
Évidemment,on a le droit de ne pas prendre la "très grande grâce" comme telle sur le moment ! Mais enfin, c'était juste afin de préciser que la "sécheresse" n'a rien d'un état anormal : toutes nos Thérèse (entre beaucoup d'autres) sont d'ailleurs passées par là, qu'elle soient d'Avila, de Lisieux...ou de Calcutta.
Eh non : nous ne trouverons pas de "preuves" de l'existence de Dieu. Car de telles "preuves" tueraient tout simplement la foi : croire sans voir... et sans trop se laisser "happer par les bruits du monde".
Quand le doute est salutaire...
Et dans la veine des lectures aidantes :
" Et voilà qu'un beau jour, de façon souvent imperceptible au départ, la manière de prier se transforme. La personne éprouve de la difficulté à méditer, à discourir, elle entre dans une certaine sécheresse, et se sent plutôt inclinée à rester là devant le Seigneur sans rien faire ni rien dire, sans rien penser de spécial, mais dans une sorte d'attitude paisible d'attention globale et aimante à Dieu. Cette attention amoureuse, qui procède du cœur plus que de l'intelligence, est d'ailleurs quasi imperceptible. Elle peut devenir plus forte par la suite, une sorte d'inflammation d'amour, mais en général au début elle est presque insensible. Et si l'âme cherche à faire autre chose, à reprendre une prière plus "active", elle n'y arrive pas, elle aura presque toujours tendance à retourner à cet état que nous avons décrit. Mais elle aura parfois des scrupules, car elle a l'impression de ne plus rien faire, alors qu'auparavant elle faisait quelque chose.
Quand l'âme se trouve dans cet état, eh bien il faut tout simplement qu'elle y reste, sans s'inquiéter et sans s'agiter ni remuer. Dieu veut alors l'introduire dans une oraison plus profonde, et c'est une très grande grâce..." etc.
[ Jacques Philippe : "Du Temps pour Dieu" ; ed. des Béatitudes (pp. 53/54) ]
Évidemment,on a le droit de ne pas prendre la "très grande grâce" comme telle sur le moment ! Mais enfin, c'était juste afin de préciser que la "sécheresse" n'a rien d'un état anormal : toutes nos Thérèse (entre beaucoup d'autres) sont d'ailleurs passées par là, qu'elle soient d'Avila, de Lisieux...ou de Calcutta.
Eh non : nous ne trouverons pas de "preuves" de l'existence de Dieu. Car de telles "preuves" tueraient tout simplement la foi : croire sans voir... et sans trop se laisser "happer par les bruits du monde".
...Il connait le moindre cheveux de ta tête... Mon ami qui n'est plus, Maurice Ray, avait résumé ce que je pense moi aussi en un seul geste : tendre la main, et comme il le disait alors, il n'y a pas de doute : IL est partout ! Quant à la théologie, la philosophie, la recherche quelconque sur les écrits, la volonté de trouver absolument des explications à tout... je pense que si nous doutons, nous ne pouvons pas avoir la foi, du moins pas cette foi qui est décrite dans tant de passages bibliques... la foi est une affaire personnelle disait Maurice aussi et elle ne se mesure pas, tu l'as ! et un point c'est tout !
Je sais que cette "naïveté" que j'affiche est celle d'un enfant, mais ne le sommes nous pas tous ? et il est écrit que ...celui qui a la foi d'un enfant... sera sauvé, enfin je paraphrase, mais c'est là un vrai fondement. Alors mon amie, ouvre tes yeux d'enfant, loin de toute pollution culturelle, philosophique ou "apprise", seule toi pourras être convaincue par toi-même et par Dieu ! Moi, en tous cas je ne pourais pas t'expliquer ma foi à moi, mais ce que je peux te dire c'est que pas un seul instant, pas un seul clin d'oeil de temps ne m'éloignera, où que je sois et dans quelque bon ou mauvais état possible, de mon Sauveur et de ce qui vient !
Bonne journée de Samedi et n'oublie pas : Dieu t'aime et moi aussi !
Merci Michel, ces lignes me conviennent tout à fait, je les garderai précieusement
.
Dominique, ce n'est pas si simpleL'âme d'enfant ? Surtout pas en ce qui me concerne
de toutes façons ça m'est impossible.
Un jour il faudra que je prenne le temps de mettre à plat mon itinéraire spirituel.
Bonjour
Se mettre devant la croix....
Pour contempler l'amour de Dieu...
Lui dire tout....
Se laisser remplir de lui...
Bon courage, que Dieu te bénisse
Jean
courage
Chère Marthe et Marie,
Merci de ton message sur mon blog. comme le disait Maurice Zundel "Tous les chemins de l'homme, s'ils sont vécus jusqu'au bout, mènent à Dieu". Ces derniers mois, je n'arrivais plus moi non plus à tenir mon blog spirituel. Nous traversons tous dans nos vies chrétiennes ces moments de doute et d'obscurité. Il faut alors se rappeler que toutes nos activités sont une forme de prière. La contemplation de la beauté, l'amour de notre prochain, l'art sont autant de chemins pour rencontrer Dieu.
Beau temps de Noêl malgré tout
Fraternellement
Aelred
Juste un bonjour en passant...
Jean
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