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Mon chemin avec Marie est d'abord lié à ma grand-mère paternelle que j'aimais beaucoup. Femme de la campagne, catholique avec les pieds sur terre. Le 15 août, elle m'invitait parce que je porte ce prénom, seule, ce qui était un grand privilège par rapport à mes frères et soeurs. J''aimais cette fête au coeur de l'été, au temps des moissons. Étudiante, j'ai pris beaucoup de distance par rapport à l'Église catholique puis cette prise de distance a perduré par rapport à la "mariôlatrie" issue du XIX ème siècle qui pour moi contribuait à enfermer la femme dans un modèle conservateur. J'ai redécouvert Marie, mère de Jésus,  récemment. Grâce à un petit livre dont je recommande la lecture : "Jésus, le Dieu qui riait" par Didier Decoin. À travers sa lecture de l'Évangile, il relève la très grande humanité du Christ mais aussi de Marie. Elle est aisi devenue pour moi une amie, une mère et une grande soeur qui me guide. Quand mon fils  aîné a été diagnostiqué psychotique par un psychiatre-diagnostic que lui-même a toujours rejeté s'estimant seulement différent- dans ces années de douleur que j'ai connues, c'est vers elle que je me suis tournée et c'est à elle que je m'adresse, elle qui a connu la souffrance liée à la condition de mère. Je t'aime Marie.