14 août 2008
Mon chemin avec Marie
Mon chemin avec Marie est d'abord lié à ma grand-mère paternelle que j'aimais beaucoup. Femme de la campagne, catholique avec les pieds sur terre. Le 15 août, elle m'invitait parce que je porte ce prénom, seule, ce qui était un grand privilège par rapport à mes frères et soeurs. J''aimais cette fête au coeur de l'été, au temps des moissons. Étudiante, j'ai pris beaucoup de distance par rapport à l'Église catholique puis cette prise de distance a perduré par rapport à la "mariôlatrie" issue du XIX ème siècle qui pour moi contribuait à enfermer la femme dans un modèle conservateur. J'ai redécouvert Marie, mère de Jésus, récemment. Grâce à un petit livre dont je recommande la lecture : "Jésus, le Dieu qui riait" par Didier Decoin. À travers sa lecture de l'Évangile, il relève la très grande humanité du Christ mais aussi de Marie. Elle est aisi devenue pour moi une amie, une mère et une grande soeur qui me guide. Quand mon fils aîné a été diagnostiqué psychotique par un psychiatre-diagnostic que lui-même a toujours rejeté s'estimant seulement différent- dans ces années de douleur que j'ai connues, c'est vers elle que je me suis tournée et c'est à elle que je m'adresse, elle qui a connu la souffrance liée à la condition de mère. Je t'aime Marie.
Commentaires
BONNE FETE!
Chère Marie,
Je te souhaite une très bonne fête de l'Assomption!
Bonjour
Là je n'arrive pas à te suivre....
Sincèrement
Jean
bonjour,
Je viens de découvrir ton site... alors à bientôt sur le mien.
bonjour et bon week-end
sincèrement
Jean
OUI à la différence !
"Quand mon fils aîné a été diagnostiqué psychotique par un psychiatre-diagnostic que lui-même a toujours rejeté s'estimant seulement différent..." Et IL A EU RAISON !!!
Marie "a connu la souffrance liée à la condition de mère", elle était au pied de la Croix. Mais elle n'était PAS SUR la Croix : pas de stigmates chez elle. Bien sûr, une énorme compassion... mais une VRAIE compassion sur des souffrances réelles, palpables, indiscutables, EXISTANTES.
Quand on souffre, on souffre. Et quand on ne souffre pas, ON NE SOUFFRE PAS. PERSONNE n'est formé à savoir MIEUX que vous OÙ vous souffrez et où vous ne souffrez pas : cette prétention est de l'arnaque pure et simple... surtout quand la situation -conflictuelle, je l'accorde : mais PAS "médicale" !- perdure durant des années.
Que l'on permette en effet aux uns et aux autres d'être réellement différents sans leur apposer des étiquettes pseudo-pathologiques qui, elles, sont extrêmement stigmatisantes pour celui qui s'en voit affublé.
Si Marthe avait envoyé Marie se faire "diagnostiquer", cette dernière aurait été vraisemblablement été très "psychotique" !...
à vrai dire je t'attendais par ici aujourd'hui...
bonne fin de semaine
D
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